Chez Wam

"Mon meilleur conseil à l'attention de quelqu'un qui veut se mettre à faire de la musique : imaginez que la musique est une grande Mona Lisa et dessinez-lui une moustache !",

Flea.

:-)

dimanche 9 mai 2010

MGMT - Oracular Spectacular (2007)

 



Genre : Rock Alternatif / Pop Psyché / Néo-psyché / Indietronic
Pays : USA (New York).

Andrew VanWyngarden
Ben Goldwasser

Bien que sorti en 2007, ce son est parvenu jusqu'à mes petites oreilles seulement l'année dernière. La débâcle autour du second album tant attendu a eu lieu !  En tout cas, Mgmt ne laisse personne indifférent ! Nul pas nul, révolutionnaire ou pas, une chose est sûre, "Congratulations" ne ressemble en rien à "Oracular Spectacular". Il est loin d'être médiocre ou désagréable à écouter mais... Personnellement, je reste fan du premier... Plus de pêche, plus "écoutable", et au final, encore moins "hermétique" (pour reprendre l'expression d'une EX-personne de mon entourage, sic) que le second, qui du coup peut le paraître pour les non-initiés... Une petite merveille de trouvailles musicales et un univers assez toqué (clips totalement déjantés !) que j'aime par dessus tout :-))


Dans cette chanson, le chanteur dénonce la "Peoplisation", le "Star System", "Sex, Drugs & RockN'Roll Destroy" caractérisés par des artistes comme Pete Doherty ou Amy Winehouse, dont les feuilles de choux médiatisent leurs excès et les élèvent au rang de stars tout en éclipsant leur talent. Leur destin, en référence à leurs illustres prédécesseurs, tels que Jimi Hendrix, Janis Joplin ou Kurt Cobain, est tracé : une mort guère glorieuse et tardive tout en atteignant un statut d'icône, de légende, ou de poète maudit.

 Time To Pretend (Temps de faire semblant)

Je me sens âpre, je me sens à vif, je suis dans l'insouciance de ma vie.
Allez jouons de la musique, faisons de l'argent, trouvons des mannequins pour épouses.
Je m'installerai à Paris, m'enverrai de l'héroïne, et coucherai avec les stars.
Tu as le contrôle sur l'ile et la cocaïne et les voitures de luxe.
 
   
 C'est notre décision, de vivre vite et mourir jeune.
Nous avons la vision, maintenant amusons-nous.
Ouais, c'est étouffant, mais que pouvons nous faire d'autre.
Prendre des boulots dans des bureaux, et se réveiller pour le trajet matinal.
   



Oublions nos mères et nos amis
Nous somme condamnés à faire semblant
Faire semblant
Nous sommes condamnés à faire semblant
Faire semblant
 
   
Je regretterai les terrains de jeu et les animaux et déterrer des vers
Je regretterai le réconfort de ma mère et le poids du monde
Je regretterai ma soeur, regretterai mon père, regretterai mon chien et ma maison
Ouais, je regretterai l'ennui et la liberté et le temps passé seul.
 
   
Il n'y a vraiment rien, rien que nous ne pouvons faire
L'amour doit être oublié, la vie peut toujours recommencer de nouveau
Les mannequins auront des enfants, nous divorcerons
Nous trouverons d'autres mannequins, tout doit courir c'est la voie.
 
   
Nous nous étoufferons dans notre vomi et ça sera la fin
Nous étions condamnés à faire semblant
Faire semblant
Nous étions condamnés à faire semblant
Faire semblant
 


  Yeah, yeah, yeah
Yeah, yeah, yeah
Yeah, yeah, yeah
Yeah, yeah, yeah


 Le monde vu avec les yeux d’un enfant...

"He who fights with monsters might take care lest he thereby become a monster... and if you gaze for long into an abyss, the abyss gazes also into you".
"Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir un monstre lui-même. Et quand à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour".

NB : cette phrase n'est pas de Mark Twain mais de Nietzsche, extrait tiré de "Par-delà, le Bien et le Mal"...





Cette chanson explique le fait de tomber constamment dans le piège des petits combats quotidiens qui peuvent nous rendre la vie impossible voire invivable comme la haine, la jalousie, la concurrence etc.; ils sont ici appelés les "guerres du dimanche". La personne qui en parle nous explique comment elle est tombée dans ce piège alors qu'avant elle les fuyait systématiquement. Ces petites inimitiés nous transformeraient peu à peu en "soldats du dimanche", à force de vouloir tout contrôler et tout conquérir. Le chanteur s'appelle lui même "Evil S" (Mal S) : nous serions en train de tous devenir des êtres maléfiques et corrompus.

Weekend Wars (Les Guerres du Dimanche)


Moi Evil S, j'ai essayé de trouver un rivage, Une plage qui ne tremble plus,  
Où nous pourrons écraser quelques plantes pour peindre mes murs,  
Et je n'essaierais pas de me battre pendant les guerres du dimanche  
L'étais-je ? 
J'étais trop paresseux pour me baigner  
Ou peindre, ou écrire, ou essayer de changer quelque chose.  
Maintenant je peux tirer avec une arme pour tuer mon repas
Et je ne dois plus aimer ou trop penser  

Des plans d'une bataille immédiate griffonnés sur le trottoir

Des mystiques mentaux dans une voiture en métal toute cabossée  
J'essayais d'amplifier le son de la lumière et de l'amour  

Le Christ est pourchassé par des destructeurs et des constructeurs
 
Je pourrais même prendre un couteau pour diviser un cheveu  
Ou même effrayer les enfants et les faire fuir de ma pelouse  
Nous donnant du temps pour faire ces bombes improvisées  
Chacun de ces bazars engagés était un but  
Nous ne pourrons plus utiliser d'ordinateurs  
C'est dur de gagner, à moins que l'on ne s'ennuie  
Et que l'on puisse préparer les guerres du dimanche  

Essayez de briser mon coeur, et je partirais en Arizona
 
Ça pourrait prendre 100 ans pour faire se lever un bras  
Je m'assiérai pour écouter le son du sable et du froid  
Un coeur en diamant cabossé, je suis le soldat du dimanche  
Les seules choses que j'ai sont mes prédictions  
Je peux amplifier le son de la lumière et de l'amour  

Je suis un fléau et je suis un son,
 
Quand j'ouvre grand ma bouche, Il y a une raison pour que je ne gagne pas  
Je ne sais pas comment commencer.


Ici C'est Sympa Aussi :-))